Comment vivre son pire cauchemar une deuxième fois 3 ans après

Avant de commencer ce topic, mettons nous d’accord sur un point: lorsque qu’un enfant tape un autre enfant, peut importe la raison, l’enfant qui a tapé devra venir s’excuser car personne ne devrait subir de la violence. On investigue ensuite pour connaitre la vérité et l’origine du geste.
Nous pourrions tous être d’accord sur cette démarche en revanche…

Ce n’est jamais ce que j’ai mis en place avec moi même

Je suis HPI diagnostiquée à 20 ans et depuis cela fait 2 ans que je suis en thérapie. Je vais mieux, mon entourage va mieux et surtout je m’épanouie dans ce qui me plais, c’est à dire, tout faire en même temps aussi bien du technique bien carré que du créatif un peu plus zinzin !

Ce contexte posé, vous pouvez imaginez que je traine depuis que je suis toute petite la capacité d’avoir des objectifs impossibles à tenir, un besoin irrépressible de convenir à tout le monde, l’envie d’être dans le moule tout en étant unique et surtout, une peur de l’abandon et du rejet terrible !

Toute mon enfance, mon adolescence et mon entrée dans les études supérieurs j’ai eu des amis, à qui je me suis attaché très fort, puis qui ont, du jour au lendemain, arrêté de me parlé. Je n’étais plus assez bien…Bref je ne comprenais pas et il s’avérait quelques années plus tard que personne ne savait vraiment la raison. Je suis juste facile à détester je présume :joy:Tout comme je suis facile à aimer :tada:

J’ai vécu, lors que mon cursus en école d’ingénieur, un harcèlement morale immonde de la part d’un ex-petit ami (que l’on appellera Georges) et de ses amis (cf la théorie du bouc émissaire, j’ai soudé des amitiés croyez moi bien 🥸) Sauf que, Ce ne sont pas des coups, ce n’est pas visible et c’est toujours derrière mon dos. Difficile alors de me dire victime, du jour au lendemain, je sens les regard noirs, les gens qui sont mal à l’aise en ma présence, qui ne veulent pas être associés à moi… On ose enfin me dire une fois par message interposé que « Je suis une fille toxique » …SOIT !

J’ai bien observé les films, les romans et les séries suffisamment pour dire que je ne pensais pas du tout ressembler au profil d’une fille toxique car j’avais déjà tellement peur de ne pas être à la hauteur que je ne disais pas grand chose ! J’avais simplement le défaut d’aimer plaire et d’avoir eu un certain nombre de relations amoureuses :joy: Et cet ex n’a pas vraiment bien vécu d’être quitté

Je me dis que pour recevoir autant de haine et d’humiliations sur des choses que j’aurais dit ou fait ou inventé… il doit y avoir une part de vrai dont je ne me souviens pas ! Alors je me remets en question , tout le temps ( c’est aussi ce qui m’a permis d’évoluer autant et aussi vite sur moi même haha ! ).

Je devais trouver trouver la solution à cet énigme : Pourquoi moi ? Pourquoi tant de haine ?

En thérapie je comprends que j’avance, je passe à autre choses, tout se calme et je fuis le problème en m’entourant de gens bienveillants et cette situation devient plus rare voire, disparait de mon quotidien !

MAIS…

Je pars faire 6 mois de césure en Belgique, région soigneusement choisie pour éviter les gens de mon école et continuer à vivre dans un monde safe pour moi ! Sauf que dans ma colocation, se trouve par le plus grand des hasards, un des mecs qui a participé à toute cette humiliation.

Que faire ? Je reste dans cette maison ? J’en choisi une autre ? On est 9 je ne vais surement jamais le voir ! Après tout, le temps à passé et je surement la seule zinzin à encore souffrir de tout ça.

Alors je suis restée, et effectivement, tout s’est bien passé jusqu’à avant hier.

J’étais partie en France quelques jours pour voir mes proches et profiter d’un peu de calme. Je reviens pleine d’énergie et de bonheur en Belgique :fire: Deux amies très proches me proposent de boire un verre mais … sans ma colocataire Tatiana (l’équivalent de mon pilier familiale à Bruxelles). Je trouve ça bizarre mais… je vois peut être le mal partout et elles ont certainement envie que l’on se retrouve juste toutes les 3.

J’apprends lors de ce verre que pendant mon absence, des gens de mon écoles sont venu visiter mon coloc de l’école et que lors d’une soirée, Tatiana a dit que j’avais reçu des messages de mon ex-petit ami Georges par rapport à une fille à Bruxelles. Conclusion « je suis donc une pouffiasse grosse menteuse qui 4 ans après diffame toujours et encore Georges voilà mon vrai visage à découvert »

Je n’ai jamais reçu ces messages et j’en ai encore moins parlé à Tatiana ! Je fais mon investigation car j’ai confiance en elle ! Je découvre qu’elle n’a jamais dit cela, que ses mots ont été transformés pour convenir à la dernière version qui était la plus plausible : Je suis une connasse.

Et là, je comprends tout

Je n’ai jamais mal agis, je n’ai jamais fais tout ce qu’on me reproche et surtout, il n’y a pas de raison à toute cette haine si ce n’est que je suis différente car je me remets en question.
Ma première réaction à été de vouloir me justifier pour montrer que j’avais patte blanche ! Montrer que ce n’était pas ce qu’ils croyaient …

Mais qui va me demander pardon à moi ? Où se trouve la limite ? Qu’est ce que je vais encore excuser sous réserve d’ignorance de leur part ? Pourquoi est ce que je laisse les gens me frapper et m’humilier comme ça ?

Parce que c’est plus facile que de les confronter.
Parce que peut-être moi, je me suis trompée sur moi.
Parce que ils sont 15 et que je suis seule.

Sauf que en 4 ans d’acharnement, je ne suis plus seule !

et ça change tout !

Alors hier j’ai dit stop !, Je n’avais plus besoin de comprendre, ni de rédemption… J’avais besoin de me faire entendre moi pour dire Plus jamais vous ne me ferez du mal. Pour enfin me donner à moi même le respect que je me dois ! Pour avant et pour plus tard !

Les mêmes personnes sont revenues regarder le match de foot chez moi, J’ai parlé à mon coloc accompagnée de Tatiana pour lui dire qu’ils m’avaient fait mal et que je pardonnerai plus tout ça, que c’était bête et gratuit et que ça avait des conséquences. Il se sentait merdeux et a avoué ne pas s’être rendu compte de la violence mais que maintenant c’était flagrant. SOIT

Les autres sont venu, bien que au courant de mon « innocence ». Je n’ai pas eu le droit à un bonjour ni rien, j’étais invisible. A ce moment j’ai ressenti cette même boule au ventre de peur et que je me suis sentie sale… Alors J’ai pris mon sac et je suis partie !

Non pas parce que j’avais peur. Mais parce que je n’étais pas d’accord et que je me suis respectée :crown:

Il y a toutes formes de violences, et elles peuvent être invisibles et on a honte de se sentir mal. On pense qu’on invente tout ça ! Qu’on dramatise les comportements et que ce n’est pas si grave.

Mais si quelque chose ne vous plait pas. Quelle qu’elle soit, vous devez toujours vous accorder le droit de ne pas l’accepter.

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Bravo pour ce chemin parcouru @PetiteLubee, ça me PARLE grandement hahaha
Bravo pour tout ça, moi j’ai attendu 40 piges, je crois que ces 20 ans « d’avance » vont te faire gagner un temps fou et des noeuds dans le bide <3

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