La culpabilitéééé parentale!

Allez je me fais un café, je poste ça et je suis sûre que du monde viendra discuter ici ^^ Et encore j’aurai pu le poster en dehors de la partie parentalité ! Il peut y avoir de la culpabilisation dans le couple, la famille, le travail…
Je viendrai donner mon avis bientôt ! à vous !

Hop je poste ce soir parce que j’ai eu une prise de conscience un peu difficile aujourd’hui. Après un mois de travail en profondeur sur moi et ma gestion des émotions, j’ai compris cet après-midi qu’en fait j’avais perdu le plaisir d’être parent, maman, particulièrement ces derniers mois, où il ne restait que le côté pression / gestion / « il faut que ». Pourtant je les aime mes enfants, de tout mon coeur. Mais je ne pensais pas que ça pourrait m’arriver un jour, c’était quelque chose que je voyais d’assez loin. Et en fait ça arrive insdieusement, petit à petit. Et là en terme de culpabilité, ça se pose, assez violemment même. Comment on peut se mettre la pression au point de perdre de vue que passer du temps avec ses enfants ça peut être aussi du plaisir ?

Alors je recommence depuis quelques semaines à retrouver cette notion de plaisir dans le fait d’être maman, tout en trouvant un équilibre avec le reste, mais je pense qu’en réalité ça arrive à beaucoup de parents à un moment donné de leur vie de parent. Et qu’on en parle pas, parce que ça reste quelque chose de tabou encore dans notre société, où la pression normative du « parent parfait » qui ne punit pas, ne lève jamais la voix, se montre bienveillant, à l’écoute, fait tout maison, ne met jamais d’écran, cuisine bio et diversifié et j’en oublie sûrement… amène un sentiment à la fois d’échec quand on n’y arrive pas (ALERT SPOIL : le parent parfait n’existe pas et ce serait même néfaste pour le développement de l’enfant, ils ont besoin de nos erreurs pour se construire), et de culpabilité quand on essaie de parfois se faire passer en premier. Sauf que c’est nécessaire et pas égoïste, pour pouvoir offrir justement à nos enfants des moments de qualtiés où on sera disponible émotionnellement pour eux.

Voilà c’était ma petite réflexion tardive du soir ^^" !

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Je ne suis pas un daron, mais je comprends ton ressenti. Je pense que c’est « normal » dans le sens où la spirale du quotidien nous aspire. J’ai maté un sketch avec Aude GG et FloBer, sur Golden Moustache « Le décodeur » dans lequel une mère essaye vainement de parler à son fils, mal luné. Et tu vois, je pense que ça résume assez bien cette fracture qu’il y a entre l’amour inconditionnel que se portent des parents et des enfants, mais jamais clairement exprimé, car jamais on ne se rencontre une première fois, on ne se choisit pas (et à 0 ans je me vois mal dire à mes parents que je vais les aimer de tout mon coeur), et vu que ce lien ne s’arrête que par la mort, on ne prends pas le temps de le dire, car même si je vieillis, mes parents sont immortels. Des fois je suis pas gentil avec mes parents, je leur demande des choses qu’il ne peuvent pas faire, et je déchaine ma colère sur eux quand ça ne va pas, car je sais qu’ils seront toujours là pour moi et inversement. C’est con je sais, mais c’est comme ça. C’est tout l’inverse des relations sociales que l’on a d’habitude, un.e conjoint.e par exemple, on se rencontre, on s’échange des mots doux, un lit, un appart, des responsabilités, et au début, on est comme subjugués par l’amour, et là c’est l’amour fou. Mais un beau jour, alors que la routine s’est installée, ben merde, ça y est, on s’est fait choper par la spirale infernale du quotidien, un je t’aime par ci par là mais bon, on prendra le temps plus tard. D’autant plus qu’avec un.e ami.e, tu sais que ça peut s’arrêter un jour, embrouille, déménagement, donc c’est plus facile de le dire, et surtout plus facile d’en profiter. Avec un enfant, on ne part pas du principe qu’on va se séparer. En plus de ça, rajoute le fait qu’avec un enfant, tu vis avec lui 24/24, moins si tu es divorcée mais tu les vois pendant des grosses tranches j’imagine. Et ils sont encore jeunes, c’est mignon un bébé, très mignon, quand ça ne pleure pas à 4h du mat alors que maman aimerait dormir, quand ça ne veut pas jour alors que maman vient de commencer à travailler. Malgré tout ça, il y a un amour inconditionnel entre toi et tes enfants, mais comme avec les membres de la famille, des frères, des sœurs, c’est une relation unique, ce ne sont pas des amis dans le fait que tu restes une figure à la fois d’autorité, à la fois de confidente, en fait, être parent c’est être un peu tout à la fois, un changement permanent de casquette, avec un.e ami.e, le rôle est déjà plus défini je dirais, s’amuser/ se soutenir dans les périodes difficiles. Donc je pense que c’est normal, dans la course de la vie, de perdre de vue l’essentiel, de toute façon on le fait avec tout, on oublie trop souvent que ce qui compte, c’est notre santé, nos proches. Je n’ai pas de solutions je crois, si ce n’est celle de parfois admettre justement que ce ne sera pas parfait, et d’arrêter de penser que c’est quelque chose d’atteignable. Tu leur à fait des bons cordons bleus industriels ce soir ? Pas grave, t’es pas parfaite, transforme ce moment de culpabilité en moment de joie (la plupart de mes souvenirs de joie enfants n’étaient pas prévus, mon papi me faisait gouter du viandox, c’était dégueu et assurément mauvais pour l’enfant que j’étais, mais bordel, qu’est ce qu’on riait). Donc le plaisir, ce n’est pas un truc vrai, c’est un état d’esprit, transformes les moments, fais de tes imperfections (ton humanité finalement) ta force. Si maman elle cuisine pas bio, balékouille, on profite de notre Nutella bourré d’aditif et on rigole car le plus petit s’en est mit partout.
Bref, je ne suis pas parent, donc vous pouvez potentiellement mettre tout ce que j’ai dit à la poubelle et je n’ai vraiment aucune expertise là-dessus, ce n’est que mon point de vue de gars qui n’y connaît rien, c’est mon point de vue en tant que fils.
Bisou !

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