Votre rapport à l'argent?

Hey à toutes et à tous !
Je ne sais pas si vous savez mais je compte bientôt lancer un podcast d’interviews dédié à l’argent, où je vais interroger mes invité·es sur leur rapport à l’argent.

Donc j’ai envie de vous demander : et vous, c’est quoi votre rapport à l’argent ? À quel mot vous associez le concept d’argent ?

Bonjour Fab,
La question est vague. J’espère y répondre. Ce que je vais dire est ma façon de penser qui n’est ni bonne ni mauvaise, c’est juste la mienne.

Adolescent, j’ai trouvé que c’était là, la plus grosse « injustice » et « inégalité ». Certains voyageaient à l’autre bout du monde avec ses parents et nous, sans argent, c’était difficile. C’était allait dans des bars tous les weekends. Avec mon argent de poche, si j’allais dans un bar, c’était un weekend par mois puis plus rien.

Pendant cette adolescence également, je vivais principalement avec ma mère son conjoint et mes 3 frères. J’ai vécu les interdits bancaires et les calculatrices au supermarché pour être sûr de ne pas dépasser le seuil et que la carte bleue allait marcher. Ils ont fait construire une super grande maison. Ma mère achetait beaucoup de vêtements. Je me suis toujours demandé comment elle gérait son budget pour en arriver là, car j’avais l’impression qu’il y avait un problème de pouvoir d’achat, mais également un problème de gestion. Lorsque je lui en parlais, elle me disait « c’est bon je l’ai bien mérité ». Sauf qu’on parlait d’argent et pas de mérite.

Ensuite, je suis parti à l’IUT. Ma mère a gardé les APL pour pouvoir subvenir au besoin de mes frères. Mon père m’a aidé financièrement dans les limites de ses choix. Mes choix étaient simples, soit je mange, soit je vais le weekend chez ma copine de l’époque. J’avais donc 6€ par semaine pour manger. Je ne savais pas qu’on pouvait aller au resto du cœur. Avec 6€, à l’époque, on pouvait acheter pas mal de choses (ex : 1kg de fromage blanc = 1€50, 10 saucisses orange = 1€, 1kg de courgette + 1kg de pate et bim, le budget est bouclé). J’ai pas mal maigri, mais au moins, on voyait mes abdos :wink:. D’ailleurs, ma mère est venue une fois dans mon appartement à 2h30 de route et m’a dit « c’est quoi ton taudis ».

Pendant l’IUT, je n’ai pas travaillé l’été à temps plein. J’étais en intérim. J’avais bien en tête le côté obligatoire, mais aliénant du travail. L’IUT m’a demandé beaucoup de travail et d’effort. J’avais fait le choix entre les deux années d’IUT de ne pas travailler. C’est pour ça d’ailleurs que je ne me plaignais pas de mes 6€ de budget. Ensuite, après l’IUT, j’ai travaillé l’été pour avoir de l’argent, réceptionniste puis responsable de réception en camping.

Ensuite, je me suis mis avec ma conjointe (ça fait maintenant 11 ans). J’ai commencé à bac+5 au SMIC dans un job qui m’intéressait moyennement loin de chez moi. Des amis ont trouvé du travail près de chez eux et leurs parents pouvaient les héberger. Ils arrivaient à mettre 80% de leur salaire de côté. Ce qui leur a donné un gros coup de pouce lors de l’achat de leur maison. Ils avaient un sacré apport.

De mon côté, j’ai mis de côté dans une moindre mesure (et j’ai d’ailleurs dédommagé mon père quand je suis retourné chez lui). Ce que je trouve normal et en même temps dommage. Même si ça doit être hyper rassurant d’avoir toujours un point de chute (chez ses parents), ne pas en avoir oblige à se débrouiller.
Ensuite, je suis passé en CDI dans la boite ou je travaillais. J’ai acheté une maison avec ma conjointe grâce à ce CDI. Quelques mois plus tard, je quitte mon CDI pour créer mon entreprise dont je suis le cogérant depuis 5 ans.
J’ai selon moi, un excellent salaire. Cependant, ma conjointe gagne moi et j’ai toujours été le pilier financier de notre famille. Nous avons maintenant 2 enfants.
Nous rencontrons quelques difficultés financières par suite de ses pertes de revenus, à des dépenses non prévues. Étant celui qui gère l’argent, j’éprouve une charge mentale immense. Je dois faire en sorte que le budget fonctionne. Et d’ailleurs, j’ai du mal à comprendre comment avec nos salaires, après avoir payé l’ensemble des factures, nous pouvons nous faire aussi peu plaisir. Je me demande comment font les gens avec le SMIC. Lorsque j’étais adolescent, je souhaitais un salaire de 10000 francs. Ce salaire permettait de très bien vivre. Maintenant un salaire de 1500€ avec des enfants est très très limité. Alors que le salaire médian est de 1700€. Où est passé notre pouvoir d’achat ?
Je n’ai pas de passion, mis à part les voyages. J’essaye de mettre un maximum d’argent de côté pour nous donner les moyens de partir. Même si, principalement, notre budget passe dans les dépenses courantes (nourriture, énergie, loyer,….). Je n’achète pas de vêtement. J’ai fait le choix maintenant de m’habiller quasiment toujours pareil. Je n’ai pas de passion hors de prix (les livres c’est économique).
Pour répondre de manière plus précise à la question. Mon rapport à l’argent est :
• Tant que la balance commerciale de notre foyer est dans le positif, ça me va. Je n’angoisse pas plus que ça.
• Je ne suis pas un motivé du travail. Avant, j’étais content de travailler, car nous pouvions profiter un minimum de l’argent que nous avions. Maintenant, avec nos difficultés financièrement, je n’ai plus de motivation pour travailler à part, par nécessiter ce que je trouve triste.
• Pour moi, si je n’ai pas d’argent, je me sens aliéné, car je n’ai plus le choix de prendre du recul sur moi-même. Je suis dans l’obligation de travailler pour vivre.
• C’est une énorme charge mentale de gérer son argent. Surtout que l’année dernière, ma femme a mal déclarer ses revenus pour son congé parental. Elle a eu une saisie sur salaire de 6k€. Ma prime de fin d’année nous a permis de la rembourser.

  • Je souhaiterais qu’elle gagne autant. Mais pas au prix de ne plus être épanoui.
  • Je gagne plus qu’avant, mais j’ai l’impression d’avoir encore moins d’argent. L’année dernière, j’ai dépassé le seuil de la taxe d’habitation de 2000€. J’ai alors payé la taxe d’habitation de 1800€.
  • Nous sommes une équipe.
    Nous ne sommes pas non plus à plaindre. Nous avons fait des choix. Nous avons par exemple acheté un appartement pour le mettre en location.
    Je suis un passionné d’Excel et j’adore la gestion financière. J’ai une assurance vie et également un PEA sur lequel j’achète et je vends des actions. J’ai également acheté/vendux10 des cryptomonnaies.
    Pour conclure, mon rapport à l’argent est ambivalent. C’est synonyme de liberté et d’aliénation. C’est un objectif pour faire ce que je souhaite, mais c’est également une charge mentale/aliénation pour en avoir.
    Je n’ai pas encore trouvé le juste milieu.
    J’espère que vous saurez lire entre les lignes, car je n’ai pas répondu à 100% à la question.

En vrac et pour montrer qu’on n’a pas tous les mêmes chiffres en tête (de toute façon, c’est anonyme un minimum).
• Nous avons déclaré 52k€ aux impôts.
• J’ai entre 1500 et 3000€ de crypto
• J’ai 3000€ sur mon PEA. 10000 sur mon assurance vie et 7000 sur mon PEL.
• Nous avons un compte de roulement avec 1000€ dessus. Mon objectif est d’avoir TOUJOURS 7000€ dessus pour pallier les difficultés.
• Nous avons un appartement en location et une maison. Il nous reste 200k€ à rembourser. Nous maison vaut 265000€
• J’ai une maladie auto-immune dont je ne connais pas l’évolution. Je ne sais pas si je pourrais travailler toute ma vie même si j’ai envie de penser que oui.
• Je mets de l’agent sur les comptes de mes enfants qui ont 5 (3200€) et 2 ans (1000€).
• Je ne sais pas encore comment je vais gérer l’argent avec eux. Car j’ai envie qu’ils ne galèrent pas et donc de leur payer voiture, permis, appart. Cependant, j’ai l’impression que les difficultés que j’ai traversées en tant que jeune adulte m’ont permis de devenir la personne que je suis. Et j’ai également l’impression que les personnes qui ont tout eu n’ont pas la même vision des choses (Captain obvious, c’est pour reste poli).
• L’argent est quelques choses d’hyper fluctuant. Nous pouvons très vite y être à court.
• J’ai des idées très communiste et égalitariste que je ne dirais pas ici, car c’est personnel. Mais ça doit me créer une schizophrénie entre « mettre les miens à l’abri » ou « vivre mes convictions ». Toute façon, en vieillissant et en gagnant un peu plus d’argent, je deviendrais de droite.

C’est depuis mon dernier Skyblog, il y a 15 ans, la première fois que j’écris un long message personnel.

Bonne journée à tous :smiley:

PS : c’est ma vision des choses avec 2 enfants. Avant d’avoir des enfants, c’était : « je ne l’emporterais pas dans ma tombe ». Maintenant c’est « Mettre la famille à l’abri ».
PS 2 : Je suis à mon compte. Donc aucune sécurité de l’emploi et/ou de salaire. D’où mon attachement à avoir de côté. Car en pratique (même si c’est faux dans les faits) dans 2 mois, je peux très bien ne plus avoir d’argent

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L’argent c’est fais pour être dépenser :rofl::rofl:
Perso dans la bouffe :sweat_smile:
140euros minimum a 2 par semaines qd on fais rien de spécial…
On mange que du cuisiner maison ou des produits ultra frais direct producteur.
Je suis mon propre patron donc j adapté mon salaire aux factures. Rien de plus. J’ai besoin de rien, même mes fringues c’est de l’occase ou du pas cher.

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Je vais faire une réponse courte: J’ai toujours détesté l’argent.

Ayant toujours grandi dans une famille qui ne manquait de rien, j’ai pourtant très vite eu l’impression que ça se méritait et qu’il ne fallait pas dépenser inutilement. Alors quand j’étais petit et que ma mère me donnait de l’argent de poche pour m’acheter des magazines au libraire ou des bonbons, j’étais réticent car je me disais que ça n’en valait pas la peine.

Quand j’étais étudiant et que j’avais besoin d’un PC pour mes études (d’informatique, je précise), j’étais très excité à l’idée d’en avoir un pour moi…et au moment de se décider de passer à la caisse, j’étais prêt à repartir les mains vides, ça me travaillait. Et ça me suit encore jusqu’à aujourd’hui: j’épargne et dépense assez peu.

En fait, j’épargne en me disant que ça pourrait me servir au cas où je sois dans l’incapacité de travailler, que j’ai un accident quelconque ou qu’il y ait un évènement qui requièrait une grosse quantité d’argent immédiate. Je ne veux pas en être dépendant et ne veux pas non plus vivre dans la peur du manque ou de compter chaque dépense. Alors je dépense peu car de toutes façons, rien ne semble avoir suffisamment d’utilité pour être acheté, sauf parfois quand j’ai ce que j’appelle une « fièvre acheteuse » (jeux de mot, tadam) ou pour la sociabilisation (boire en térasse, toussa). De plus, je suis assez fâché contre la société de consommation, ça n’aide pas.

J’ai une partie de ma famille qui a toujours eu des soucis d’argent, et bizarrement, c’est mes parents qui étaient toujours là pour faire la banque (mais à perte, évidemment).

J’ai une autre partie de me famille qui a toujours la phrase « ça coute trop cher » et qui font toujours en sorte de manger chez les autres en apportant peu de choses.

J’ai un frère qui a bâti sa vie d’adulte sur les affaires et ses enfants depuis tout petit ont quasiment toujours sorti la phrase « combien ça coute ? ça vaut cher ? ».

Étudiant, j’ai passé des vacances avec des amis qui voulaient seulement acheter en commun et de la nourriture la moins chère possible, genre « marque repère » ou « pouce vert » alors que moi je voulais manger de qualité plutôt que dépenser dans des souvenirs en plastiques made in china.

JM Jancovici a sorti une phrase qui m’est resté: « l’argent, ça a été inventé pour comparer des choses pas comparables » et je suis on ne peut plus d’accord… mais je pense que c’est plus facile que du troc, seule alternative que je connaisse… mais d’un autre côté, ça va jusqu’à des extremités, comme être capable de savoir combien vaut la vie d’une personne (En OCDE: https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/archives/Elements-pour-une-révision-de-la-valeur-de-la-vie-humaine.pdf)

Bref, l’argent, j’aime pas ça mais je vis confortablement grâce à lui.

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Aaaaaah l’arjooooooon, vaste sujet. J’vous donne my two cents: (oui, pun intended)

J’ai grandi dans un milieu classe moyenne moyenne. Mère ouvrière en usine et père technicien chez France Télécom puis Orange (fonctionnaire).

On n’a jamais manqué de rien, mais jamais eu en plus non plus. Assez tôt j’ai compris que je ne pouvais pas demander tout ce que je voulais et qu’il y avait des limites.

L’argent n’a jamais été tabou avec mes parents, et ils ont toujours été très clair avec ma soeur et moi, sur combien ils gagnaient, combien on avait pour les courses, etc.

Je me rappelle d’une année assez difficile, où il fallait noter toutes les dépenses effectuées. Moi à cette époque, je leur volais n’importe quelle petite pièce qui traînait pour m’acheter des bonbons et des cartes de catch perso.

En arrivant au collège, j’ai commencé à me rendre compte que j’avais de la chance, parce que ma mère m’avait acheté des converses, le sac converse et la trousse converse, en 6ième, et une camarade de classe plus pauvre que moi m’avait dit un truc du genre: « Ouah c’est trop bien les converses, en plus t’as tout, moi j’aimerais trop une paire de converse, mais c’est trop cher! »

Là d’où je viens (plastic valley t’as vu ! Rien à voir avec la silicone vallée, ça c’est en Namibie!!), il y avait beaucoup de différences entre les gens riches et pauvres. Ce que je veux dire, c’est que ça se voyait dans la cour du collège et dans nos quartiers.

J’ai passé beaucoup de temps chez ma meilleure amie, genre facile 2 jours par semaine pendant des années à dormir, manger et partir en vacances. Son père est chef d’entreprise et gagne relativement bien sa vie (spoiler: g pas lé chiffre, mé il a 1 merko tu cé) et dépense beaucoup sans regarder. Une des personnes les plus généreuses que je connaisse.

Bref, j’ai passé beaucoup de temps avec eux, et j’ai fait énormément d’activités que je n’aurais jamais pu faire avec mes parents. Au début tu ne t’en rends pas compte, puis après quand tu as 14 ans et que tu vois que tu manges un plat à genre 40 euros au restau, tu sais que tu ne peux pas te le permettre.

A partir de mes 15 ans, ça a commencé à me peser. J’avais l’impression de vivre à leurs dépens et de profiter d’eux. A ce moment-là, tout mon groupe de pote à des parents qui touchent à une personne plus que mes deux parents en un mois, ça ne m’a jamais dérangé, ni eux d’ailleurs. Le seul truc chiant, c’est quand on part en voyage, j’ai toujours l’impression d’être le casse couille: « disoulé plu arjon »

(J’avais aussi des potes dans la même situation que moi dans ce groupe de potes, donc dire que tous avaient des parents blindax, c’est faux!)

En arrivant à la fac, je suis pour la première fois tout seul et je dois me gérer. Mes parents me donnent 300 euros par mois en plus de me payer le loyer, le gouvernement m’arose de 100 euros de bourse et mes parents avaient mis de l’argent de côté pour moi depuis tout petit, genre 3k €.

En 7 mois, j’ai dépensé les 3k €, et à chaque fin de mois j’étais en découvert. Je continuais à vivre comme si j’étais blindé, à ne pas regarder les prix dans les supermarchés, acheter n’importe quoi. Payer des coups en boîte alors que je suis trop bourré pour taper mon code (merci le sans contact) et me réveiller le lendemain en pleurant parce qu’il me reste 4 euros pour manger.

En arrêtant la fac un an plus tard, j’avais encore un taff étudiant (700€/mois), censé me permettre de vivre, sachant que mes parents payaient mon loyer encore et que je vivais avec ma soeur.

Grâce à mon génie économique et mes addictions, les 700 euros me duraient genre 2 semaines max et après c’était la dèche. Heureusement que je vivais avec ma soeur et qu’elle me nourrissait sainement, sinon ça aurait été l’hécatombe.

En finissant ce job au mois de Juin, mes parents me disent:« Okay tu veux arrêter les études, fine with us. Tant que tu travailles et que tu vis pas sur notre dos, il y a aucun souci. »

A l’époque je voulais être chef d’entreprise de quelque chose (j’avais pas d’idée en vrai), je m’imaginais pas devoir retourner à l’usine en intérim pour survivre.

Du coup, je vivais gratis chez mes parents, bouffe et loyer compris, et j’avais environ 1200-1400 euros d’argent de poche, que j’arrivais à dépenser en un mois. SANS AVOIR DE FRAIS FIXES !!! (okay à part mon dealer d’herbacée …)

De Juin 2018 à Mai 2019 j’ai vécu de petits boulots ici et là. Mon dernier étant facteur pendant les pires mois de l’année (Le père noel est une ordure, surtout pour les facteurs, mon pote), mais c’était plutôt cool d’être seul dans sa voiture.

Là j’ai réussi à mettre 3 000 euros de côtés en quelque mois (merci les heures supplémentaires payées).

Et rebelotte, en arrivant au Portugal en Mai 2019, je liquide mes économies en deux mois, sachant que je touchais un salaire 300euros au dessus du smic portugais et que la boite me filait 300 euros de plus chaque mois pendant 3 mois.

Pendant 1 an et demi, ça a été la galère de me gérer avec 900€ mensuels. Vivre à Lisbonne avec cette somme c’est tendue, mais faisable.

C’est la première fois que je me suis assumé. Je payais mon loyer, ma bouffe, mes transports, mes clopes et herbacées, TOUT, absolument TOUT. Okay, sauf mon forfait, mon père le paie encore aujourd’hui. Il a des réducs, OKAY ???

Je finissais rarement le mois avec plus de 3 euros sur mon compte, mais au moins, je m’assumais et je m’amusais !!!

Arriva le COVID 19 et je repris goût à économiser. Sans déconner, quand t’as plus d’excuses pour dépenser, tu mets de côté ahahah

En deux mois j’ai reussi à économiser 300 euros et en Novembre 2020 j’avais 1000 euros de côté. Je me sentais trop frais.

Puis est venu ce nouveau job, où on m’a demandé de venir sur Dublin, pour y vivre. Dublin c’est genre Paris, mais plus cher, en moins bien avec pas de transports et plus de camés que La Chapelle.

J’ai eu de la chance, ils m’ont tout payé, billets d’avion, premier mois de loyer et déménagement. Du coup, j’ai pu économiser.

En arrivant à Dublin, je me sentais comme un roi. Mon salaire (non négocié parce que je ne savais pas que les salaires se négociaient??? GENRE ALLO POURQUOI ON M’A RIEN DIT???) est d’environ 40k brut par an. Grosso modo 3.7x fois que mon salaire Portugais.

Ouais, sauf que le coût de la vie c’est 3.6x fois plus cher que le Portugal. Au final je me retrouve presque dans la même situation ahahahaha

Au final, j’ai pas dépensé mes économies depuis le Portugal, je mets de côté tous les mois pour pouvoir commencer à investir et être rentier genre en 2280 ou un truc du genre.

Je gagne plus que mon père en fin de carrière et définitivement plus que ma mère. Mes potes en sortie d’école ont un salaire inférieur (surement meilleur niveau de vie en France par contre), alors qu’ils viennent de passer 5 ans le cul sur une chaise qui est censé valoir de l’Or.

De grosses perspectives d’évolution, de carrière et financières. Personnellement, tant que j’arrive à vivre en me faisant plaisir, c’est ce qui compte.

Mon rapport à l’argent, c’est le mien, il m’est unique et il est surement biaisé. Je suis très content d’avoir pu vivre avec des gens opulents, parce que cela m’a montré à quel point le confort ça fait plaisir.

Je ne suis pas encore au stage où je peux faire les courses sans regarder les prix et sans me ruiner, mais un jour ça viendra.

Je ne suis pas vraiment sûr d’avoir répondu à ce qu’est mon rapport à l’argent, mais c’est ma réponse. A prendre ou à laisser Charlie.

Grosses bises d’Irlande à toustes